Réfugiés et détenus de la guerre d'Algérie

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Les violences de guerre et les opérations de l’armée française visant à empêcher la « propagation » de la guerre ont déraciné des centaines de milliers, sinon des millions de paysans algériens. Un sujet peu abordé lors les commémorations du 60e anniversaire de la guerre d’Algérie pour un travail d’apaisement des mémoires de part et d’autre de la Méditerranée.

Dès le déclenchement du conflit en 1954, alors que des indépendantistes réels ou supposés sont arrêtés en grand nombre, les membres du Conseil du Comité international de la croix Rouge (CICR) débattent de l’opportunité d’intervenir pour contrôler les conditions de leur détention.

En 1955, Pierre Mendès France autorise la première mission sur le territoire algérien où les violences de la guerre s’intensifient. Suivront dix autres missions jusqu’à l’indépendance et 464 visites de lieux de détention.

Parallèlement, à partir de 1957, des délégués conduisent des opérations de secours matériels aux populations déplacées par des militaires français dans des camps de regroupement et à celles parties se réfugier au Maroc ou en Tunisie.

Plus de 600 photographies, prises à l’occasion des missions par les délégués du CICR, dans ces camps de détention, camps de regroupement et camps de réfugiés, sont rassemblées aux archives de l’institution à Genève L’ouvrage vise à les sortir de l’oubli, les mettre dans leur contexte historique.

Un tiers des paysans se sont  vu déplacer pendant le conflit (civils, indépendantistes, harkis, etc.), soit 2 millions de personnes. Une dizaine de témoignages accompagnent ce travail de mémoire photographique et historique.

Fatima Besnaci
9782708253988
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